Son écrin d’or est en vacances
Pour que ses mots de lèvre froide
Perdent le nord en s’étreignant
Son air d’airain chante le monde
Et le monde chante ses colliers
Que la lumière berce et recueille
Ses perles douces
– Qui ne sont douze qu’au temps d’aimer –
Palpitent dans la main qui les sème
Ton corps en sel et sucre
Fond sous des vagues instantanées
Et le sucre et le sel se mélangent
Ces mots qui coulent sur ton visage
S’élancent avides de nous noyer
Comme ceux qui noient notre silence
Et tu es belle comme les belles choses
Et je suis chose quand tu me vois
Peut-être encore diront les mots...
Un silence passe...
– Je suivrai ce silence –