La poésie de pacotille est revenue nous soudoyer
Vendre ses vers à qui mieux mieux
Vanter les mérites de l’amour
De l’honneur de la guerre
De la piété
Pour moi je préfère les fleurs qui savent qu’on les veut
Les amours qui ne s’inspirent ni des livres ni de Dieu
Le venin d’homme quand il est frais
Les garants du savoir sont revenus nous saouler
Gaver les crânes de grandes idées
De belles idées
Je préfère les coeurs qui ne pourrissent pas d’ennui qui
Se nourrissent de fleurs et se préservent du maître
J’aime le marteau sans maître aussi
Et l’oubli !
La poésie de pacotille est revenue nous soudoyer
Alors pour épargner les hommes
De sa nullité je l’ai étranglée
Et découpée en riant aux éclats
Puis j’ai avalé sans mâcher les morts sots
Que j’en ai tiré
***
Des heures plus tard (le mur était criblé d’éclats de rire)
J’ai vomi en souriant